société

Confinées ailleurs

Caissière dans une épicerie, Kate raconte son non-confinement dans le New Hampshire, aux États-Unis

Depuis plusieurs semaines, de nombreux pays ont décrété le confinement de leurs populations, avec plus ou moins de restrictions dans les sorties et les activités. Alors que la Chine se relève tout doucement, c’est désormais l’Europe, les États-Unis ou encore l’Iran qui sont frappés de plein fouet par l’épidémie. Aux États-Unis, le dernier bilan affiche plus de 140 000 cas. Le Covid-19 y a fait plus de 2 500 victimes. Kate, 25 ans, caissière dans une épicerie, continue à travailler, malgré le risque pour elle et ses deux petites filles.
Kate, DR
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Alors que le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint aux États-Unis, Kate, caissière dans une épicerie du New Hampshire, raconte le quotidien dans ce vaste pays où le confinement est loin d’être en vigueur partout… notamment à New-York, qui comptabilise la moitié des morts du pays. Voici son témoignage: 

“Dans le New Hampshire, où j’habite, les écoles sont fermées jusqu’au 4 mai, voire jusqu’à la fin de l’année. Seules les personnes exerçant des activités jugées essentielles, comme les pharmacien·ne·s, les médecins ou les employé·e·s de supermarchés, continuent à travailler, ce qui est mon cas. À l’épicerie, on porte des gants et des barrières en plastique ont été installées sur les caisses. Il y a quelques semaines, les gens se ruaient dans les rayons pour acheter des surgelés et du papier toilette, mais ça s’est calmé, même si l’on a encore des étagères vides. Dans le New Hampshire, on comptabilise officiellement un peu moins de 200 cas, mais ils ont arrêté de tester la population il y a deux semaines, car on manque de matériel. Chaque État gère la situation comme il l’entend, ici toutes les entreprises ‘non essentielles’ sont à l’arrêt depuis quelques jours. On peut sortir de chez nous mais on nous conseille de ne le faire qu’en cas de nécessité absolue, bien que personne ne contrôle quoi que ce soit. En Floride, beaucoup d’étudiant·e·s ont fêté le Spring Break comme si de rien n’était. C’est une bonne chose que les États commencent à fermer les commerces et à confiner.”

Propos recueillis par Delphine Le Feuvre


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