société

Confinées ailleurs

40 degrés le jour, ville fantôme le soir: Sophie raconte sa quarantaine à Ouagadougou, au Burkina Faso

Depuis plusieurs semaines, de nombreux pays ont décrété le confinement de leurs populations, avec plus ou moins de restrictions dans les sorties et les activités. Alors que la Chine se relève tout doucement, c’est désormais l’Europe, les États-Unis ou encore l’Iran qui sont frappés de plein fouet par l’épidémie. Le Burkina Faso est le pays le plus touché d’Afrique de l’Ouest par le Covid-19, avec plus de 200 cas. Sophie, journaliste française de 27 ans, expatriée à Ouagadougou depuis plus de deux ans, appréhende l’arrivée de l’épidémie en pleine saison chaude.
Sophie, DR
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Entre couvre-feu et coupures d’eau et d’électricité, Sophie, expatriée au Burkina Faso, voit arriver l’épidémie de Covid-19. Voici son témoignage:

Il n’y a pas longtemps, on en parlait encore légèrement avec mes ami·e·s, on ne pensait pas que ça arriverait ici. Un couvre-feu a été instauré entre 19 heures et 5 heures du matin, ce qui implique de s’organiser et d’anticiper. Ici, on fait les courses au jour le jour et on vit dehors, surtout en ce moment où il fait souvent plus de 40 degrés. On va manger aux maquis, les échoppes de rue, où les gens échangent les nouvelles du jour autour de brochettes-frites. Le confinement, ça serait l’enfer, car il y a des coupures d’eau et d’électricité en permanence, donc il faudrait rester à l’intérieur sans clim ni Internet. Ouagadougou vient déjà de passer en quarantaine, on ne peut plus sortir de la ville. Il y règne un silence absolu le soir, c’est une ville morte, une ville fantôme. C’est bizarre car d’habitude, ça déborde de vie, avec les vendeur·se·s de fruits et légumes Le 20 mars, les frontières et les aéroports ont été fermés, on ne peut désormais plus sortir du pays. Juste avant, beaucoup d’expatrié·e·s sont rentré·e·s en France. C’est un pari, car le climat est lourd. On suit ce qui se passe ici en même temps que ce qui se passe en France, on voit les choses grossir là-bas et on se dit: ‘Ça va arriver ici.’”

Propos recueillis par Delphine Le Feuvre


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