société

Confinées ailleurs

En Côte d’Ivoire, l’obligation de travailler malgré la peur du virus

Depuis plusieurs semaines, de nombreux pays ont décrété le confinement de leurs populations, avec plus ou moins de restrictions dans les sorties et les activités. Marie, 29 ans, est commerciale à Abidjan dans le quartier du Plateau. Les mesures restrictives (couvre-feu, fermeture des établissements scolaires et de restauration) devraient s’assouplir à partir du 15 mai, selon l’évolution de la situation dans la capitale, isolée du reste du pays depuis le 21 avril.  
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“Comme je suis commerciale dans une entreprise de e-commerce, je ne peux pas faire de télétravail. Je vais toujours rencontrer les clients mais c’est plus difficile, l’économie est au ralenti: la maladie empêche de voir certains vendeurs, les marchandises sont bloquées, le nombre de clients a été réduit, ce qui se répercute sur mon salaire car je suis payée au rendement. Au début, j’avais peur car le nombre de cas a augmenté en un temps record, mais je dois faire avec, je n’ai pas le choix. Je suis inquiète mais j’essaye de ne pas trop y penser! Je prends moi-même les précautions comme l’achat de masques et l’entreprise nous fournit du gel. Cela représente un budget important. J’avais l’idée de lancer un petit business mais là, tout est bloqué et puis actuellement je ne peux plus épargner. La maladie freine et handicape beaucoup: je ne vois plus mes amis, tous les maquis (NDLR: petits restaurants où l’on déguste plats locaux, grillades et bières à petits prix) ont fermé. Il n’est plus possible d’aller à la messe. A la place, je suis les célébrations via la radio ou sur internet mais ça me manque: c’est triste d’être assis derrière son écran!” 

Propos recueillis par Clémence Cluzel


3. Comment le confinement a romantisé la campagne

Le confinement a provoqué un véritable exode urbain qui semble parti pour durer: de plus en plus de citadin·e·s se mettent à rêver d’emménager à la campagne. Mais une fois passée l’image de carte postale, la déception peut être très forte. 
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5. Ces deux jeunes femmes cherchent à financer “¡Basta ya!”, un docu sur la lutte pour le droit à l'avortement en Amérique Latine

Julia Heres Garcia et Marion Lambert, deux vingtenaires féministes, lancent une campagne de crowdfunding pour financer leur projet de web-documentaire militant sur la lutte pour le droit à l’avortement en Amérique Latine. 
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6. Confinement: ce que l’abstinence sexuelle leur a appris

Avec le confinement, des femmes confinées seules ou en couple n’ont pas eu de rapport sexuel pendant plusieurs semaines. Qu’est-ce que cette abstinence leur a appris sur leur rapport à la sexualité, à leur corps et au désir? Réponses. 
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