société

En partenariat avec la Région Île-de-France

Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
© Cheek Magazine
© Cheek Magazine

© Cheek Magazine


Son amour du code ne date pas d’hier. Claude Terosier, ingénieure de formation, s’y intéresse depuis plus de 20 ans. En 2014, la quadragénaire se lance dans l’entrepreneuriat et fonde Magic Makers, des ateliers de programmation informatique destinés aux enfants à partir de sept ans. C’est en observant son fils de 8 ans que Claude Terosier a la révélation: pour comprendre le monde d’aujourd’hui, la maîtrise de la technologie est indispensable. Elle n’a alors plus qu’une idée en tête, rendre accessible le code à toutes et à tous dès le plus jeune âge. Cinq ans après son lancement, Magic Makers a déjà formé plus de 10 000 enfants dans ces cinq centres en Île-de-France et ce n’est que le début. Récompensée par les trophées ellesdeFrance dans la catégorie innovation, Claude Terosier a répondu à nos questions sur son parcours. 

Peux-tu te présenter?

Je suis Claude Terosier, je suis la fondatrice de Magic Makers.

Magic Makers, c’est quoi? 

Chez Magic Makers, on apprend aux enfants à coder pour créer. On s’adresse aux 7-15 ans, et dans nos ateliers, ils vont apprendre à coder des jeux vidéos, des petits robots, ils vont prendre le pouvoir sur la technologie.

Qu’est-ce qui a motivé ton engagement dans ce domaine? 

Je suis ingénieure télécoms, j’ai fait une école d’ingénieurs, j’ai appris à programmer quand j’avais 20 ans. Quand mon fils avait 8 ans, je me suis rendu compte que je comprenais le monde actuel parce que je savais programmer, je comprenais comment le numérique, la technologie, l’informatique, c’était en train de changer nos vies, notre façon de travailler. Je me suis dit que c’était vraiment important que tous les enfants comprennent ça et soient capables de faire des choses avec.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce que tu fais? 

Ce que j’adore, c’est ce moment où un enfant qui a fait un jeu te montre le résultat: “Regarde mon personnage, il fait ça!” La lumière qu’il y a dans ses yeux, c’ est génial!

 

 

Ta dernière grande victoire? 

Je suis en train d’avancer pour rendre ce qu’on fait de plus en plus inclusif. Cet été et à la Toussaint, on a organisé des stages code et entrepreneuriat pour des jeunes de banlieue, et j’étais super contente de pouvoir partager ça avec eux.

Quelle femme t’inspire en ce moment? 

Michelle Obama! Je viens de lire son autobiographie, et je trouve ça génial, la sincérité avec laquelle elle partage son expérience et ce qu’elle a vécu -des difficultés aussi-, et super inspirant comment elle met ça à la portée de toutes les femmes.

Comment expliques-tu que les femmes sont encore sous-représentées dans le milieu de la tech? 

Dans nos ateliers, je constate que les parents inscrivent plus facilement leur garçon que leur filleJe pense qu’il y a vraiment des biais inconscients, on pense que la tech c’est compliqué, c’est vrai, ça l’est, mais tout le monde, hommes et femmes, a le même cerveau et on est tous capables de faire des choses compliquées. Il faut changer les représentations et se rendre compte que c’est accessible à tous.

Que dirais-tu aux femmes qui veulent se lancer? 

Lancez-vous dans la tech, allez-y!” Ça demande surtout de la persévérance et de croire que vous pouvez y arriver!

Propos recueillis par Faustine Kopiejwski et Julia Tissier 


1. Ces deux jeunes femmes cherchent à financer “¡Basta ya!”, un docu sur la lutte pour le droit à l'avortement en Amérique Latine

Julia Heres Garcia et Marion Lambert, deux vingtenaires féministes, lancent une campagne de crowdfunding pour financer leur projet de web-documentaire militant sur la lutte pour le droit à l’avortement en Amérique Latine. 
© Cheek Magazine  - Cheek Magazine
© Cheek Magazine

2. Confinement: ce que l’abstinence sexuelle leur a appris

Avec le confinement, des femmes confinées seules ou en couple n’ont pas eu de rapport sexuel pendant plusieurs semaines. Qu’est-ce que cette abstinence leur a appris sur leur rapport à la sexualité, à leur corps et au désir? Réponses. 
© Cheek Magazine  - Cheek Magazine
© Cheek Magazine

5. Camélia Jordana dénonce le racisme de la police dans ONPC

Invitée samedi 23 mai dans l’émission de Laurent Ruquier, On n’est pas couché, la chanteuse Camélia Jordana a dénoncé le racisme de la police. 
© Cheek Magazine  - Cheek Magazine
© Cheek Magazine

6. Laura Portelli, la cheffe qui sublime le pique-nique

Chez Pique-Nique, le restaurant qu’elle a ouvert fin novembre, Laura Portelli sert une cuisine douce et réconfortante, version chic de nos repas improvisés en plein air en famille ou entre copains. Pour la déguster, il faudra patienter encore un peu. En attendant, elle répond à notre interview “Top Cheffe”.
© Cheek Magazine  - Cheek Magazine
© Cheek Magazine