société

Énergie, cuisine, pollution numérique…: petit guide de l’écologie confinée par 3 expertes

En cuisine, dans la salle de bains ou en pleine session de télétravail, trois expertes livrent à Cheek Magazine leurs conseils pratiques pour avoir le confinement écologique. 
Inès Leonarduzzi, DR
Inès Leonarduzzi, DR

Inès Leonarduzzi, DR


En activité toute la journée, nos foyers peuvent être plus polluants que d’ordinaire pendant le confinement. Bénédicte Carrio, influenceuse écologiste, Anne Lataillade, autrice du blog Papilles et pupilles, et Inès Leonarduzzi, fondatrice de l’ONG Digital for the Planet, nous rappellent, pièce par pièce,  les bonnes pratiques faciles à mettre en place pendant le confinement et à garder ensuite. Bonus de taille: ces conseils sont aussi bons pour la planète que pour le portefeuille. 

 

Dans tout le logement: veiller à sa consommation d’énergie

Le sur-chauffage, pour ceux et celles qui ont la chance de bénéficier d’un logement bien isolé, est un poste de pollution important à l’échelle individuellelorsqu’on reste toute la journée chez soi, rappelle Bénédicte Carrio –@mellebene sur Instagram. Si l’impact environnemental du chauffage dépend évidemment du type d’installation, il reste l’une des sources principales de consommation d’électricité du foyer.Au-delà de 20°C, chaque degré supplémentaire augmente la facture de chauffage de 7%. Réduire son chauffage, c’est réduire la consommation d’énergie et donc réduire sa facture.Opter pour une température de 19°C, et mettre un pull en attendant le retour des beaux jours permet donc d’économiser autant d’énergie que d’argent. Pour les rendre plus efficace, le site de l’Ademe préconise également de purger régulièrement ses radiateurs. 

D’autres petits changements, qui ne nécessitent qu’un seul petit effort -l’objectif n’étant pas d’augmenter encore un peu plus son stress et sa charge mentale– permettent de réduire en même temps votre empreinte carbone et vos factures: régler son chauffe-eau entre 55°C et 60°C et laver autant que possible son linge à 30°C ont un impact considérable sur la consommation d’énergie. Et si vous avez le temps et l’envie de réorganiser votre logement pendant cette période de confinement, ce peut être l’occasion de penser à une disposition intelligente de vos appareils: placer les appareils de froid loin des sources de chaleur permet de conserver leur efficacité respective sans avoir à augmenter leur puissance -et donc leur consommation. Privilégiez également l’utilisation de multiprises,pour éteindre tous ses équipements en un clic – jusqu’à 10% d’économies d’électricité, précise l’Ademe.

 

Dans la salle de bains: s’essayer à la fabrication de ses propres produits 

S’il y a une période durant laquelle le fait-maison s’avère particulièrement à propos, c’est bien celle du confinement: en plus d’occuper le temps, faire ses produits soi-même permet d’éviter les sorties non-nécessaires. Le confinement peut être une opportunité pour revoir ses habitudes écologiques au sein de son foyer pour passer au fait-maison, privilégier les produits bruts et réduire drastiquement ses déchets, se réjouit Bénédicte Caro, qui propose régulièrement sur sa page Instagram des astuces pour verdir son mode de vie.

Côté salle de bains par exemple,de nombreuses recettes nécessitent des ingrédients que l’on a déjà dans nos placards -l’idée étant de ne pas avoir à sortir. On peut par exemple réaliser son déodorant maison avec de l’huile de coco, une huile essentielle et du bicarbonate de soude. C’est aussi l’occasion d’essayer le démaquillage à l’huile végétale -d’olive par exemple- qui est très efficace et bien moins cher que ce que l’on trouve en magasin spécialisé.Vous trouverez également de nombreux conseils zéro-déchets et “do-it-yourself” sur les comptes @maison_minimaliste_zerodechet, @myslowlifegreen et @zewami

 

En cuisine: éviter le gâchis et accommoder ses restes 

Pour optimiser vos courses et éviter de perdre du temps dans les rayons du supermarché, pensez à passer en revue vos placards.Faire l’inventaire de ce que l’on a déjà et de ce qu’il faut consommer permet à la fois d’éviter des dépenses inutiles mais aussi le gâchis, souligne Anne Lataillade, autrice du blog Papilles et pupilles. Depuis le début du confinement, elle livre sur son site ses meilleures recettes à base des mal-aimés et oubliés des cuisines. Une boîte de thon, par exemple: Ce n’est pas juste quelque chose que l’on peut mettre dans une salade de pâtes: on peut s’en servir comme farce pour des bricks, en faire une quiche, une tarte… Il y a plein de choses simples et délicieuses faisables avec les conserves qui traînent dans nos placards. L’occasion de s’adonner à des exercices d’inventivité, façon Top Chef, et de faire des économies. Pour égayer ces plats à moindre frais, on peut miser sur les condiments, indique Anne Lataillade. Les épices sont également plus que jamais mobilisables: elles peuvent nous rappeler les vacances et faire s’évader nos papilles.

Pour les fruits et légumes frais qui commencent à s’abîmer, on pense aux smoothies et aux soupes, déclinables à l’envie.Et ça permet de consommer le pain rassis, en en faisant des croûtons. Globalement, tous les restes peuvent être la base d’un nouveau plat: des pommes de terre déjà cuites se transforment facilement en purée, un risotto en arancinis, des légumes en quiches ou en salade de pâtes. Anne Lataillade recommande quant à elle les oeufs cocottes –hyper facile et idéal pour accommoder des restes. On peut y mettre ce qu’on veut: champignons déjà cuits, reste de jambon, de saumon fumé… Au four, à 180°C pendant une dizaine de minutes, et c’est parfait avec une salade.

 

En télétravail ou devant Netflix: réduire sa pollution numérique 

Autre sources importantes de pollution durant le confinement: le numérique. Que ce soit pour le télétravail ou le loisir, c’est près de 18% de consommation électrique finale. Les émissions de CO2 du secteur ont augmenté de moitié depuis 2013, passant de 2,5 % à près de 4% du total mondial, soit une fois et demie plus que l’aviation civile, cite Inès Leonarduzzi, fondatrice de Digital for the Planet -qui rappelle par ailleurs que pour un selfie posté sur les réseaux sociaux, le cheminement des données représente la consommation d’une ampoule qui brûle pendant six heures. Ce qui a cependant le plus d’effets négatifs sur l’environnement reste le visionnage de vidéo en ligne, sur YouTube et Netflix -ces deux plateformes représentant en temps normal 25% de la bande passante. 

Rassurez-vous cependant: À moins d’acheter un nouveau téléphone ou ordinateur 4K 32 pouces, on ne va pas augmenter de manière outrageuse son impact carbone en allant sur Internet, notamment parce que celui-ci est par ailleurs réduit du fait de nos non-déplacements, rassure Inès Leonarduzzi. Ceci étant, on remarque, il est vrai, une augmentation des usages de la vidéo en ligne et des jeux vidéos depuis le début du confinement et de fait, on constate que la connexion rame par moment, cela signifie que la bande passante sature.Côté télétravail, l’experte préconise donc de favoriser l’audio pour les e-réunions quand cela est possible, ainsi que le partage d’écran. Pour les loisirs,il vaut mieux passer par la TNT plutôt que par sa box, qui revient à regarder de la vidéo en ligneet télécharger ses vidéos quand c’est possible plutôt que de les “streamer”: cela permet de libérer de la bande passante et donc de consommer moins d’énergie. Privilégiez également la connexion WIFI plutôt que la 4G, la différence d’impact carbone peut être jusqu’à 20 fois supérieure.

Enfin, pour celles et ceux qui souhaitent jouer les Marie Kondo, surtout ne pas être tenté·e·s de jeter ses appareils électroniques à la poubelle. Le recyclage des déchets électroniques est un véritable fléau pour l’environnement. Des points de collecte existent, rappelle Inès Leonarduzzi. Vous pouvez en revanche tout à fait trier vos mails depuis votre canapé -rappelons que chaque courrier électronique stocké est aussi énergivore qu’une ampoule allumée. 

Noémie Leclercq


2. Minou Sabahi met les saveurs de ses voyages dans nos assiettes

A 32 ans, la cheffe franco-iranienne Minou Sabahi s’est installée au début de l’été en résidence chez Fulgurances à l’Entrepôt, lieu de vie culturel du 14ème arrondissement de Paris.
Inès Leonarduzzi, DR  - Cheek Magazine
Inès Leonarduzzi, DR

4. Sur Instagram, la nouvelle génération de militant·e·s mène le combat antiraciste

Depuis quelques mois, un vent de militantisme souffle sur le réseau social adulé des 15-25 ans, où la lutte contre le racisme avance à coups de hashtags, de témoignages et d’analyses politiques de l’histoire ou de l’actualité.
Inès Leonarduzzi, DR  - Cheek Magazine
Inès Leonarduzzi, DR

5. Célibataire et quadra, elle raconte son chemin vers la maternité dans un livre

Dans le livre témoignage Allers-retours pour un bébé en librairies le 17 septembre, Audrey Page relate pourquoi et comment elle a choisi de dissocier désir d’enfant et couple. Mère à 41 ans d’une petite fille née par PMA, elle revient sur les épreuves de son parcours et interroge la conception classique de la famille et des relations amoureuses.
Inès Leonarduzzi, DR  - Cheek Magazine
Inès Leonarduzzi, DR

6. Avec “Les Joueuses”, Julie Gayet célèbre les footballeuses de l’Olympique Lyonnais

En salles le 9 septembre, le documentaire Les Joueuses propose un regard inédit sur les footballeuses de l’Olympique Lyonnais. On a discuté sexisme dans le monde du ballon rond, égalité salariale et visibilité des sportives avec la productrice du film, Julie Gayet.
Inès Leonarduzzi, DR  - Cheek Magazine
Inès Leonarduzzi, DR

7. La cheffe Alessandra Montagne va ouvrir Nosso, un resto locavore et anti-gaspi

La cheffe d’origine brésilienne Alessandra Montagne inaugure en octobre un nouveau restaurant parisien, Nosso -qui signifie “nous” en portugais- baigné de lumière, dans son arrondissement parisien de cœur, le 13ème. Une aventure collective, qu’elle raconte dans notre interview “Top Cheffe”.
Inès Leonarduzzi, DR  - Cheek Magazine
Inès Leonarduzzi, DR