société

Dossier Femmes et pouvoir / En partenariat avec le CFPJ

Diversité, girlpower, réalisme: 5 tags pour s’initier au porno féministe

Pour sa 10ème édition, le Porn Film Festival de Berlin -qui s’est tenu fin octobre- a attribué  trois de ses six récompenses à des femmes réalisatrices. Depuis dix ans, le porno par les femmes et pour les femmes brise les codes d’une industrie sexiste et focalisée sur une sexualité stéréotypée, industrielle et brutale. Focus sur ses 5 piliers. 
© Rocio Lunaire for XConfession
© Rocio Lunaire for XConfession

© Rocio Lunaire for XConfession


Figure de proue du porno féministe, la réalisatrice suédoise Erika Lust prend le contre-pied d’un cinéma pour adultes qui a longtemps sacrifié scenario, qualité technique et réalisme. Féministe pro-sexe, elle promeut un érotisme réaliste, artisanal et plus attentif au plaisir des femmes. Quels sont les codes du porno féministe? Pour Cheek, Erika Lust décrit les cinq grands piliers de l’érotisme engagé.

 

#Désir et plaisir féminin

Contrairement au porno classique, les réalisations féministes mettent l’accent sur le plaisir des femmes,  leurs besoins sexuels et leurs désirs. “La femme peut être un objet de désir, mais elle est tout aussi bien un sujet de plaisir”, revendique cette ancienne étudiante en féminisme et sciences sociales. Longtemps mises en scène pour satisfaire le regard de ces messieurs, les femmes trouvent désormais dans le porno un moyen d’explorer leur sexualité et de mettre le doigt sur ce qui leur procure du plaisir.

 

#Egalité et consentement

Fantasme du viol, soumission et femmes objets sont légion sur les sites pornographiques classiques. Le mouvement X féministe réaffirme les fondements de tout rapport sexuel. Pour Erika Lust, “les jeux de pouvoir sont une chose, mais le consentement mutuel, l’enthousiasme et le respect doivent apparaître de manière évidente à l’écran”. Et cette notion de consentement mutuel ne va pas sans celle de l’égalité des sexes. “Le plaisir de l’homme est important dans un film explicite mais ça ne peut pas être ‘tout pour lui’”, martèle la réalisatrice. Les hommes et les femmes sont égaux dans leurs rapports et méritent la même attention lorsqu’il s’agit de plaisir.

Nous mettons en avant des corps différents de ceux qui sont considérés comme la norme dans le porno et, plus généralement, dans la société et les médias

#Créativité et réalisme

La pornographie mainstream est maculée de clichés et de stéréotypes: plombiers graveleux, secrétaires coquines et livreurs de pizza gaulés qui s’engagent dans des coïts attendus. Femme cocue qui se joint avec enthousiasme aux ébats adultérins. “Le sexe dans la vraie vie peut être créatif et réaliste, au même titre que les scenarii et les trames narratives qui l’entourent”, rappelle la trentenaire. Ce souci de réalisme se traduit également dans la manière dont sont tournées les scènes: “Plus de narration, et moins d’organes génitaux.” Les zooms prolongés sur les sexes laissent ici place à des plans plus larges. Les prises ne s’attachent pas à la visibilité que l’on peut avoir sur l’action et visent à retranscrire le plaisir aussi justement que possible, quitte à ne pas montrer tout et tout le temps.

 

Le TED talk d’Erika Lust  

 

#Diversité

L’industrie du porno a normé à outrance les corps mis en scène: des nanas ultra-vulgaires épilées à blanc, aux tours de poitrine surréalistes et des types sculptés comme des statues grecques. Des physiques stéréotypés dans lesquels les “vrais gens” ne se reconnaissent pas. “Nous mettons en avant des corps différents de ceux qui sont considérés comme la norme dans le porno et, plus généralement, dans la société et les médias”, assure Erika Lust. 

 

#GirlPower

En plus de l’attention portée au plaisir de la femme, le cinéma d’Erika Lust offre les rôles décisionnaires aux actrices. Ce sont elles qui décident des positions dans lesquelles elles souhaitent ou non se mettre en scène. Les femmes derrière la caméra jouent également un rôle décisif. “Elles filment de manière à retranscrire le point de vue de la femme, aussi précisément que possible”, décrit la réalisatrice. Pour raconter des histoires sur la sexualité féminine, le porno a besoin de femmes.

Manon Laplace


1. Entre solitude et difficultés financières, Cyrine raconte son confinement à Tunis

Depuis plusieurs semaines, de nombreux pays ont décrété le confinement de leurs populations, avec plus ou moins de restrictions dans les sorties et les activités. Alors que la Chine se relève tout doucement, c’est désormais l’Europe, les Etats-Unis ou encore l’Iran qui sont frappés de plein fouet par l’épidémie. Depuis quelques jours, la Tunisie est à l’arrêt. Un coup dur pour Cyrine, entrepreneure hyperactive, qui a dû planifier de quoi s’occuper pendant le confinement.  
© Rocio Lunaire for XConfession - Cheek Magazine
© Rocio Lunaire for XConfession

3. Dans un podcast, elle raconte son quotidien d'infirmière sous le Covid-19

Si vous ne deviez écouter qu’un seul podcast aujourd’hui, ce serait ce Journal d’une infirmière sous le Covid-19, qui raconte le quotidien d’une infirmière de 28 ans en médecine intensive et réanimatoire. 
© Rocio Lunaire for XConfession - Cheek Magazine
© Rocio Lunaire for XConfession

4. Accoucher au temps du Coronavirus, un stress supplémentaire pour les femmes

Pour les femmes sur le point d’accoucher, point de report possible malgré l’épidémie de Covid-19. Elles seront des centaines à donner la vie dans les prochaines semaines, et elles devront le faire dans des conditions inédites. 
© Rocio Lunaire for XConfession - Cheek Magazine
© Rocio Lunaire for XConfession

5. les wraps aux légumes rôtis et chèvre frais de Beena Paradin 

Ce n’est pas parce qu’on est confinées qu’on arrête de bien manger. Beena Paradin, créatrice de la marque de préparations bios et végétariennes Beendhi, nous propose une recette équilibrée et ludique. 
© Rocio Lunaire for XConfession - Cheek Magazine
© Rocio Lunaire for XConfession

6. Pourquoi le Covid-19 menace le droit à l'IVG

Consultations annulées, personnel de santé réquisitionné… L’un des dommages collatéraux de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 pourrait-il être une entrave au droit à l’IVG? C’est en tous cas la question que se posent certain·e·s professionnel·le·s de santé ainsi que des associations militantes pour les droits des femmes. 
© Rocio Lunaire for XConfession - Cheek Magazine
© Rocio Lunaire for XConfession

7. Pompes funèbres dépassées, hôpitaux de fortune: Sara, Madrilène, raconte son confinement en Espagne

Depuis plusieurs semaines, de nombreux pays ont décrété le confinement de leurs populations, avec plus ou moins de restrictions dans les sorties et les activités. Alors que la Chine se relève tout doucement, c’est désormais l’Europe, les Etats-Unis ou encore l’Iran qui sont frappé·e·s de plein fouet par l’épidémie. En Espagne, le nombre de morts du Covid-19 a dépassé  celui de la Chine. Pour Cheek, Sara, 22 ans, étudiante en philologie et habitante de Madrid, raconte le quotidien entre quatre murs. La capitale comptabilise plus de la moitié des décès du pays.      
© Rocio Lunaire for XConfession - Cheek Magazine
© Rocio Lunaire for XConfession