société

Le Cheek Point

“L’excision n’a ni race, ni couleur, ni religion”

On a lu cet article de l’auteure Axelle Jah Njiké sur les mutilations sexuelles féminines et on vous le conseille.
Axelle Jah Njiké DR
Axelle Jah Njiké DR

Axelle Jah Njiké DR


J’entends souvent dire autour de moi que l’excision serait une obsession de médias français blancs. Elle fascinerait les femmes ‘blanches’ qui n’auraient de cesse de parler de la barbarie des sociétés noires, dans lesquelles les ‘pauvres’ Africaines seraient soumises à cette pratique d’un autre temps. Une sorte de colonialisme qui ne dirait pas son nom.

Cette vision des choses m’a toujours dérangée. Pourtant, je suis noire. On s’attendrait à me voir adhérer à tout discours visant à dénoncer les préjugés dont font souvent l’objet les femmes noires, plus particulièrement les femmes africaines, puisque je suis camerounaise.

Mais la vérité, l’une des vérités à propos de cette pratique, est que l’excision et les mutilations sexuelles féminines (car ce qui est communément appelé par la majeure partie d’entre nous, ‘excision’ n’est que l’une des formes des mutilations sexuelles), n’est pas une préoccupation occidentale qui dénoterait d’un racisme ne portant pas son nom. Ni une manière de stigmatiser les femmes africaines, majoritairement victimes de la pratique.

La vérité c’est que l’excision n’a ni race, ni couleur, ni religion.

L’auteure Axelle Jah Njiké, que nous avions déjà interviewée sur Cheek Magazine l’année dernière, passionnée par la parole des femmes dans l’espace urbain public et dans l’intimité, a signé ce week-end une première chronique -excellente- dans l’édition Web du Monde Afrique. Elle consacre cette dernière à “un sujet qui [lui] tient à coeur depuis longtemps”: les mutilations sexuelles féminines.

Axelle Jah Njiké, administratrice au sein de la Fédération GAMS (Groupe pour l’abolition des mariages forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants), rappelle que l’excision se pratique partout dans le monde et qu’elle ne vise qu’à priver les femmes de leur plaisir sexuel, leur clitoris étant considéré comme inutile. On vous conseille vivement la lecture de ce texte. 

À lire le plus vite possible sur le site du Monde Afrique.


2. Eva Sadoun veut faire de la finance un monde plus féminin, écolo et inclusif

Co-fondatrice d’une plateforme d’investissement durable, Eva Sadoun s’est frayé une place dans le monde ultra masculin de la finance et de l’entrepreneuriat avec l’objectif de le transformer en profondeur. Rencontre avec une entrepreneuse aux antipodes de la “start-up nation”.
Axelle Jah Njiké DR - Cheek Magazine
Axelle Jah Njiké DR

3. Covid-19: comment la livraison prend le relai des sorties au restaurant

Alors que les restaurants connaissent de nouvelles restrictions, et que les Français·e·s de plusieurs métropoles sont appelé·e·s à rester à la maison le soir, la livraison de repas apparaît comme l’une des solutions pour sauver la restauration. À certaines conditions.
Axelle Jah Njiké DR - Cheek Magazine
Axelle Jah Njiké DR

4. Pourquoi il faut en finir avec le silence autour des fausses couches

En publiant des photos de son couple au moment de l’interruption de sa grossesse, Chrissy Teigen a levé le voile sur le tabou qui entoure encore les fausses couches, pourtant fréquentes.  
Axelle Jah Njiké DR - Cheek Magazine
Axelle Jah Njiké DR

5. Emmanuelle Périé-Bardout est exploratrice et plongeuse dans les Pôles

Emmanuelle Périé-Bardout a co-fondé Under The Pole, une série d’expéditions sous-marines pour parvenir à une meilleure compréhension des océans. On a discuté du métier d’exploratrice, des défis de demain et d’humilité avec cette baroudeuse engagée. Interview.
Axelle Jah Njiké DR - Cheek Magazine
Axelle Jah Njiké DR