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Avec “La Good Mood Class”, Sophie Trem nous montre l'efficacité de la pensée positive

Après ses célèbres ateliers de développement personnel, Sophie Trem publie un livre du même nom, La Good Mood Class, dans lequel elle présente 5 clés pour cultiver notre pensée positive. Interview. 
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Couleurs pastels, débit mitraillette et énergie communicative. Sophie Trem n’a littéralement pas de filtre et se présente dans la vie comme dans ses stories Instagram. Depuis quelques années, l’influenceuse parisienne s’est entourée d’une communauté très engagée qui suit son quotidien plein d’aventures. Il y a trois ans, elle lançait sa première Good Mood Class, un atelier de bonne humeur en 5 points: posture, respiration, pensée positive, moment présent et acceptation. Entre partage d’expériences, invitées de prestige (Lili Barbery, Esla Wolinski, Lisa Gachet, Sylvie Ganter…), cours de danse et conseils à appliquer au quotidien, ces ateliers ont fait le tour de France auprès de particuliers et d’entreprises et se sont même exportés à New York et Los Angeles. Son dernier défi? Un ouvrage publié aux éditions Albin Michel, La Good Mood Class, dans lequel elle revient sur son parcours, jalonné de remises en question, et nous donne les clés pour réactiver notre bonne humeur et surmonter les obstacles, petits et grands, de la vie. Comment “la fille la plus stressée du monde”, comme elle se définit régulièrement dans un éclat de rire, a-t-elle changé d’état d’esprit? Quel impact le confinement a-t-il eu sur notre envie de prendre soin de nous? Rencontre.

À quel moment est arrivée l’idée du livre?

Le projet a duré super longtemps, il m’a fallu deux ans et demi pour l’écrire. Lorsque j’ai rencontré l’éditeur pour la première fois, je pensais que le livre sortirait deux mois après. Au final, les choses se sont passées exactement comme elles devaient se passer et ont nourri cette recherche. Lorsque le livre est sorti, il était enfin prêt.

Ce livre est-il la réalisation des principes que tu enseignes dans The Good Mood Class? 

Totalement! C’est drôle, car de plus en plus de personnes m’écrivent pour me dire que le positif attire le positif dans leurs vies. C’est super car mon but était que les gens puissent se réapproprier ce que j’ai écrit. Ces 5 clés, chacun·e les a, je n’ai pas inventé l’eau chaude. C’est gratuit et il ne tient qu’à nous d’agir.

N’est-il pas un peu naïf de penser que tout va toujours bien se passer, surtout dans le contexte actuel?

Ce n’est pas du tout ce que je dis, il y a une nuance. En réalité, on ne sait jamais comment ça va se passer, mais on a plus de chances que ça se passe bien si on se dit qu’il y a des chances que ça se passe bien. Cette intention positive va donner une direction. Se dire “Ça va bien se passer”, c’est se conditionner, ça ne prévaut pas sur la réalité. C’est comme monter sur un ring de combat et prier pour que ça se passe bien. Non, il faut bien se préparer, anticiper la chute, savoir qu’on peut tomber, mais savoir aussi qu’on peut se relever. Et ça, ça change tout.

Que penses-tu du boom du développement personnel constaté durant le confinement?

En général, on s’intéresse au développement personnel quand ça ne va pas, parce qu’on en a besoin. Moi je suis quelqu’un de très stressée, d’angoissée, et j’ai travaillé sur moi très tôt pour ne pas être au bord du gouffre régulièrement. Ce n’est pas du tout naturel et spontané. Pendant longtemps, j’ai entendu des gens dire que le développement personnel, c’était un truc de charlatan. J’aime l’idée que les gens s’ouvrent à autre chose, trouvent de nouvelles croyances. Le développement personnel, c’est aller chercher au-delà de ce que l’on sait déjà, ça nous permet de répondre à des questions avec un choix multiple de réponses.

 

 

Tu parles de croyances et dans le livre, il est aussi question de résilience. Ce sont des notions qui t’ont été transmises par ta famille?

Évidemment. On ne naît pas indemne. On n’arrive pas vierge avec l’avenir devant nous, mais avec un karma génétique, retranscrit dans nos gênes. Lorsqu’il y a eu des peurs, des traumatismes ancrés profondément dans l’histoire de nos familles, ils ont tendance à être répétés. C’est pareil pour les vies antérieures, si l’on y croit. Dans notre vie actuelle, on nous fait revivre des souffrances passées pour réussir à les dépasser. Il faut donc être capable de changer la donne, de trouver les ressources en soi.

C’est un discours qui peut être dur à entendre…

Oui, c’est mon interprétation. Certains y croient, d’autres non, il n’y a pas de vérité absolue. Concernant mes origines asiatiques, je sais que la plupart des Asiatiques en France sont venus d’Asie du Sud-Est dans des conditions dramatiques, en fuyant leur pays. Mes parents, même s’ils n’ont pas vécu la guerre, ont tout perdu. Eux ont eu cette chance d’être vivants. À coté de la mort et des souffrances vécues, nos soucis du quotidien paraissent un peu démesurés. Cela nous faire relativiser.

Ton livre revient sur ton expérience personnelle, tes angoisses. Qu’apporte-t-il à ta communauté?  

Avoir avoué mes vulnérabilités très tôt auprès de ma communauté, ça a donné confiance à mes lectrices. Elles se sont reconnues. Lorsqu’on a des emmerdes dans notre quotidien, on pense être seul·e au monde. Mais quand on entend d’autres personnes qui traversent des choses similaires et s’en sortent, ça donne de l’espoir. Moi je ne suis pas coach, pas médecin, je partage juste mes expériences, mes recherches. J’ai eu la chance d’avoir pu rencontrer plein de gens qui m’ont dit de créer ma propre histoire et que la seule personne qui allait me sauver, c’était moi.

Propos recueillis par Julie Hamaïde


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