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La vidéo du jour

Quand les hommes riaient de leurs violences conjugales face à une caméra

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait ce micro-trottoir de 1975, ou les hommes plaisantaient ouvertement au sujet des femmes battues.
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À l’occasion du Grenelle des violences conjugales qui s’est ouvert hier -et dont le premier jour n’a pas convaincu les militantes féministes– l’Institut national de l’Audiovisuel a partagé sur ses réseaux sociaux un micro-trottoir édifiant. Une dizaine d’hommes y étaient interviewés en 1975 et plaisantaient sur les femmes battues, quand il ne reconnaissaient pas carrément avoir administré “des petites gifles… quatre fois rien” à leur propre épouse.

On peut y entendre des perles telles que “Si je veux taper ma femme, je suis sûre qu’elle fera mieux l’amour” ou encore “Y a des femmes qui aiment ça, je sais pas, par habitude, peut-être”. Malheureusement, quand on sait que tous les deux jours et demi, une femme meurt toujours sous les coups de son conjoint en 2019, on ne peut pas vraiment se réjouir, si ce n’est qu’aujourd’hui de tels propos ne seraient plus tenables publiquement. 

 

M.L.


1. Nous toutes rêve d’une “déferlante féministe” pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles

L’an passé, la marche contre les violences sexistes et sexuelles du 24 novembre a surpris par son ampleur. Près de 50 000 personnes ont défilé à l’appel du collectif Nous toutes et de nombreuses associations, syndicats et partis politiques. Cette année, Nous toutes espère réitérer ce tour de force, samedi 23 novembre, à deux jours de la fin du Grenelle contre les violences conjugales. 
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3. Elle raconte son viol dans un court webdoc à voir absolument

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait ce court témoignage dans lequel une jeune femme raconte, en amont de la marche du 23 novembre, le viol qu’elle a subi lorsqu’elle était préadolescente. 
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