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J'ai repris l'école... sur Internet (Épisode 1/3)

Près de 4000 articles sur le sujet ont été référencés par Google Actualités depuis début octobre. Les MOOCs sont manifestement en train de devenir un phénomène. Faut-il se ruer sur ces cours d’université dispensés en ligne? Pendant six semaines, Raphaëlle Peltier les teste pour vous.
© Andrew Rich / Getty Images
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Partie 1: bien choisir son MOOC

Alors que je croyais en avoir terminé avec les études il y a quelques années déjà, voilà que je reprends les cours derrière mon écran d’ordinateur. Maso? Peut-être. Curieuse surtout. J’ai décidé de me faire ma propre idée sur ce qui est présenté comme la dernière petite révolution du net: les MOOCs. Les quoi?

Le MOOC (massive open online course en anglais) est un cours issu du programme des plus grandes universités du monde, ouvert à tous, sans restriction d’âge ou d’éducation, gratuitement, sur Internet. Les institutions américaines que sont Harvard, Berkeley ou encore le Massachusetts Institute of Technology ont été parmi les premières à lancer leurs MOOCs. Ça laisse rêveur…

Pour choisir mon cours, j’ai écumé les plateformes de MOOCs les plus connues (Coursera et EdX, les plus sérieuses, Canvas Network, la plus originale, et Udacity, qui n’est pas directement affiliée à des universités et invite des professeurs), l’agrégateur Class Central et le portail lancé récemment par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, France Université Numérique (dont l’acronyme FUN est pour l’heure, hélas, peu représentatif du contenu).

“J’ai pu trouver quelques cours à mon goût, dont un tout à fait improbable sur la série américaine The Walking Dead.

Au menu, principalement des cours en anglais, bien peu en français. 18 seulement sur Coursera contre 470 in english. Et pour cause, les grandes écoles françaises (HEC, Polytechnique, Normale-Sup…) viennent tout juste de s’y mettre. Pour suivre un MOOC, il vaut donc mieux bien se débrouiller dans la langue de Shakespeare. Il vaut également mieux préférer les maths, les sciences, l’informatique ou encore le design à l’histoire, la littérature et la sociologie, car ces matières sont sous-représentées. Pas gagné pour moi, littéraire dans l’âme…

Finalement, après une bonne heure de recherches, j’ai pu trouver quelques cours à mon goût, dont un tout à fait improbable sur la série américaine The Walking Dead, qui doit permettre d’aborder des sujets aussi divers que les maths, la sociologie, la psychologie et l’épidémiologie. Je  me suis aussi aperçue que j’en ai raté un sur les représentations du genre dans les comic books, un des MOOCs les plus suivis de la courte histoire du phénomène. Dommage!

“Finalement, j’opte pour l’histoire du rock de 1970 à nos jours, enseignée en anglais par un professeur de l’université de Rochester, aux États-Unis.”

Restait à faire mon choix. Les dates d’ouverture des cours ont été un premier critère: impossible d’en choisir un qui aurait lieu pendant mes vacances, je risquerais de rater les examens qui émaillent le parcours et doivent me permettre d’obtenir mon diplôme. La quantité de travail à fournir m’inquiète aussi: vais-je pouvoir tenir le rythme alors que les tentations de faire autre chose (au choix sortir, regarder des séries, glander…) seront grandes? Heureusement, la plupart des sites précisent le temps de travail hebdomadaire nécessaire pour réussir et le niveau de difficulté de leurs MOOCs.

Finalement, ce sera l’histoire du rock de 1970 à nos jours, enseignée en anglais par un professeur de l’université de Rochester, aux États-Unis (apparemment, c’est au programme là-bas, vous ne rêvez pas!). Le sujet pas prise de tête, la durée (6 semaines entre novembre et décembre) et la quantité de travail recommandée (entre 2 et 4 heures par semaine) ne m’intimident pas trop. Certes, ce cours n’enrichira pas des masses mon CV -ce que souhaitent un certain nombre de ceux qui suivent des MOOCs, avec la volonté de se reconvertir-, mais il me permettra certainement de briller en société. Enfin, si je suis capable d’aller au bout…

Raphaëlle Peltier

Épisodes 2 et 3 à suivre


2. Les femmes vont-elles sauver la planète? 

Elles sont en première ligne quand il s’agit de défendre les intérêts de la planète. Mais l’engagement des femmes pour l’écologie suffira-t-il à changer la donne?
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4. Koun, l'ONG libanaise qui diffuse le yoga dans les camps de réfugié·e·s 

“Rendre le yoga accessible à ceux qui en ont besoin.” Une devise qui frappe dès la page d’accueil du site de Koun, l’ONG fondée par Sandy Boutros, jeune yogi libanaise qui compte bien amener le yoga au sein des communautés défavorisées.
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