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PMA Pour Toutes

PMA pour toutes: cette députée mise sur un vote de la loi cet été

Laurence Vanceunebrock fait partie des député·e·s qui défendent la légalisation de la PMA pour toutes en France: elle est optimiste quant à la reprise des débats parlementaires stoppés net pour cause de confinement.
Laurence-Vanceunebrock-Mialon, DR
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Le projet de loi bioéthique tant attendu aurait dû repasser à l’Assemblée nationale en avril après avoir été amendé par le Sénat. Le coronavirus et l’état d’urgence sanitaire sont passés par là, bousculant le calendrier parlementaire et faisant craindre un report sine die de la loi qui permettra aux couples de femmes et aux femmes célibataires d’accéder enfin à la procréation médicalement assistée (PMA) en France. Finalement, les débats devraient reprendre à l’été, au grand soulagement de la députée LREM Laurence Vanceunebrock, elle-même passée par un parcours de PMA. Interview express.

 

Près de deux ans après le début des discussions, la loi sur la PMA pour toutes pourrait-elle enfin voir le jour en 2020?

Oui, c’est possible, d’autant que le gouvernement semble avoir entendu les parlementaires qui réclamaient la deuxième lecture de ce texte au plus vite. Je n’ai pas encore la date exacte, mais elle devrait démarrer en juillet pour une quinzaine de jours.  Nous allons rediscuter le texte voté par le Sénat, et peut-être que la France comblera enfin son retard sur le sujet de l’aide médicale à la procréation ou encore de la filiation. J’ai beaucoup de mal à comprendre comment le pays des droits de l’homme peut être tant à la traîne comparé à des pays bien plus catholiques comme l’Espagne ou le Portugal.

“Je ne vois aucune raison d’empêcher ce pas supplémentaire vers l’égalité, si ce n’est pour des motifs idéologiques.”

Comment avez-vous vécu l’arrêt des débats parlementaires?

C’était difficile de faire autrement, avec la crise sanitaire et économique que nous avons traversée. Le gouvernement avait de bonnes raisons de repousser le calendrier de la PMA, et de toute façon le fonctionnement dans l’hémicycle était bouleversé et plus personne ne pouvait sortir de France pour aller à l’étranger. Je me mets toutefois à la place des personnes dont les traitements ont été stoppés net et je comprends que cela ait été difficile: une PMA ne se décide pas du jour au lendemain, c’est généralement un projet de vie dont la procédure est très compliquée, donc j’imagine le désarroi des familles qui se sont retrouvées du jour au lendemain sans perspectives.

Cette deuxième lecture reviendra-t-elle sur les modifications apportées par le Sénat?

Oui, l’autoconservation ovocytaire sera réintroduite ainsi que l’amendement sur la filiation, qui devrait permettre aux mères sociales de pouvoir reconnaître l’enfant de leur compagne sans avoir à se marier. Je voudrais que les  femmes qui ont eu des enfants avant la loi sur le mariage pour tous puissent en bénéficier. Ce serait une réelle avancée pour ces familles qui ne représentent que très peu de gens en France, je ne vois donc aucune raison d’empêcher ce pas supplémentaire vers l’égalité, si ce n’est pour des motifs idéologiques. Mais je suis optimiste, d’autant que le nouveau ministre de la santé Olivier Véran semble plus à l’écoute sur ces sujets que sa prédécesseure Agnès Buzyn. Je sais que le président Emmanuel Macron est lui-même engagé sur le sujet, j’espère donc qu’une fois votée, la loi sera rapidement promulguée afin d’entrer en vigueur au plus vite.

Propos recueillis par Myriam Levain


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