société

A start-up is born / Nejma Events

Nejma Souad organise le goûter sur mesure dont vous rêvez

Passionnée par la pâtisserie depuis l’enfance, Nejma Souad en a fait un business coloré et connecté. Interview express.
DR
DR

DR


Nejma Souad, 26 ans, a deux passions: les cupcakes et Dubaï. Depuis un an et demi, elle a fait des premiers son métier, et elle envisage de faire un jour de la seconde son lieu de vie. Cette native de Gennevilliers, en région parisienne,  n’avait pourtant pas prévu de faire carrière dans la pâtisserie. Étudiante en communication, elle rêvait de devenir journaliste avant de finalement travailler comme assistante commerciale dans l’industrie pharmaceutique. “Depuis toute petite, je suis passionnée par les gâteaux, dès que l’occasion se présente, j’en fais un, confie la jeune femme. Je passe aussi mes journées sur Instagram à suivre des filles qui cuisinent, c’est d’ailleurs comme ça que j’ai eu le déclic.”

Un matin, alors qu’elle est encore scotchée à son écran d’ordinateur, sa patronne la rappelle à l’ordre en rigolant et lui souffle que dans son entreprise, on ne vend pas de gâteaux. Le jour même, Nejma Souad se dit qu’elle doit quitter son job et se lancer. Et passe à l’acte. Pendant plusieurs mois, elle s’entraîne chez elle à faire toutes sortes de pâtisseries, mais surtout à les décorer. “J’avais été très marquée par mes voyages à New York et par les magnifiques desserts que j’y voyais, souvent plus beaux que bons d’ailleurs, mais j’avais envie de reproduire cet univers, qui me rappelait aussi la culture Disney dans laquelle j’ai grandi.” Pendant qu’elle est au chômage et qu’elle suit quelques formations en cake design, Nejam Souad commence à poster les photos de ses productions sur Facebook, puis sur Instagram. “C’est parti tout seul, j’ai commencé à me faire connaître grâce aux réseaux sociaux, et petit à petit, les commandes sont arrivées.”

On travaille toutes, on n’est pas beaucoup à la maison, et on n’a pas le temps de passer une heure à faire un gâteau.

En août 2015, elle lance sa société d’événementiel, Nejma Events, au sein de laquelle elle concocte des goûters sur mesure pour des événements de tous types, de l’anniversaire à la fête d’entreprise en passant par les baby showers. Ses parents mettent la main à la pâte, sa mère pour l’organisation, son père aux fourneaux. “Mon père est algérien et c’est lui qui m’a transmis le goût de la cuisine, se souvient-elle. Je suis heureuse qu’on travaille ensemble et que mes parents, qui ont parfois galéré, soient fiers de moi, ils m’ont beaucoup encouragée à aller vers ma passion.” En bonne digital native, Nejma Souad veut surtout développer le contenu de ses réseaux sociaux. Alors qu’elle poste trois fois par jour sur Facebook, Instagram et Snapchat -“ça me prend autant de temps que de cuisiner”- elle vient de lancer sa chaîne YouTube, sur laquelle elle veut partager des recettes ultra-rapides et des conseils food système d, pour les femmes de sa génération. “On travaille toutes, on n’est pas beaucoup à la maison, et on n’a pas le temps de passer une heure à faire un gâteau”, affirme-t-elle. Interview.

Nejma Events, c’est quoi?

C’est une société spécialisée dans la création de buffets sucrés sur mesure. Je fais des sweet tables à l’américaine, qui sont ultra personnalisées en fonction des demandes de mes clients. En plus des pâtisseries, je travaille sur un jeu de couleurs et de matières pour que l’évènement soit unique. Le but est qu’on ne revoie sa sweet table nulle part ailleurs.

Le jour où tu t’es lancée?

Quand ma boss m’a rappelée que je ne travaillais pas dans une entreprise de gâteaux. J’ai réalisé que je ne prenais plus de plaisir dans mon boulot, et que j’avais envie d’essayer de travailler dans mon domaine de prédilection. J’habitais encore chez mes parents, je ne payais pas de loyer, je me suis dit que c’était le moment d’essayer, pour ne pas le regretter plus tard.

Le conseil que tu donnerais à quelqu’un qui veut monter sa boîte?

Toujours foncer, même si certaines personnes veulent vous mettre des barrières. Quand je me suis lancée, beaucoup de gens m’ont dit que je n’allais pas réussir. Ça a été pareil avec la création de ma chaîne YouTube. Mais je n’y pense pas, je me dis que si des gens sont jaloux, ça n’est pas pour rien, c’est parce que je peux vraiment réussir! J’essaye, je teste, quitte à me tromper, mais je ne veux surtout pas regretter.

Tu te vois où dans trois ans?

Je ne sais pas si je serai ici ou à l’étranger, car j’adore voyager. Peut-être que dans trois ans j’aurai ma propre émission à Dubaï? J’ai vraiment eu un coup de cœur pour cette destination car j’aime les villes qui bougent, où l’on peut en permanence sortir, faire des rencontres, et surtout travailler. La vie est chère là-bas, mais pour le business, c’est vraiment génial. Et en tant que femme, je me sens très libre; peut-être parce que je suis française, mais contrairement à ce que j’attendais, j’ai découvert là-bas une société très ouverte et très moderne. Pour moi, c’est un New York à l’orientale.

Propos recueillis par Myriam Levain


2. Koun, l'ONG libanaise qui diffuse le yoga dans les camps de réfugié·e·s 

“Rendre le yoga accessible à ceux qui en ont besoin.” Une devise qui frappe dès la page d’accueil du site de Koun, l’ONG fondée par Sandy Boutros, jeune yogi libanaise qui compte bien amener le yoga au sein des communautés défavorisées.
DR - Cheek Magazine
DR