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Le Cheek Point

Pour Rokhaya Diallo, “voile et féminisme ne sont pas incompatibles”

On a lu pour vous cette tribune de Rokhaya Diallo, sur Slate, qui défend le droit des femmes, féministes ou non, à porter le voile et on vous la conseille fortement.   
Pour Rokhaya Diallo, “voile et féminisme ne sont pas incompatibles”

“En tant que féministe, ma priorité a toujours été de placer la volonté des femmes au cœur de la lutte. ‘Mon corps m’appartient’ était le slogan des féministes durant les années 1970, et il me semble aujourd’hui plus pertinent que jamais. Je définis ma position comme ‘pro choix’, je milite pour que chaque femme puisse disposer librement de son corps. En ce sens, je soutiens de la même manière les femmes qui aujourd’hui luttent -en Iran et partout dans le monde- contre le port du voile obligatoire que celles qui en France ou ailleurs souhaitent le porter.

Je suis choquée de voir à quel point les Françaises portant le hijab sont régulièrement renvoyées à la situation actuelle de femmes dans des pays tels que l’Iran ou l’Arabie saoudite. Comme si l’esprit essentialiste de certaines et certains ne pouvait pas concevoir le fait que ces femmes étaient des Françaises à part entière sans aucun lien avec leurs coreligionnaires vivant dans d’autres pays. Comme si les actes des musulmans et musulmanes de France ne pouvaient être analysés que sous le prisme de pratiques ayant cours à l’étranger.”

Dans cette tribune publiée le 13 mars sur SlateRokhaya Diallo dénonce “cette aversion très française contre le voile que portent certaines musulmanes.” Prônant une liberté de choix, la militante regrette que les femmes voilées soient automatiquement pointées du doigt et marginalisées en raison de leur tenue: ce qui est inacceptable, c’est la contrainte, et non le vêtement.” Revenant également sur son récent accrochage à ce sujet avec le journaliste Bernard de La Villardière, Rokhaya Diallo fustige les hommes, “féministes de circonstances”, qui instrumentalisent le débat pour véhiculer leurs angoisses sur l’Islam. 

À lire le plus vite possible sur Slate


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