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Le Cheek Point

Sandra Laugier et Najat Vallaud-Belkacem dénoncent un confinement sexiste à tous les niveaux

On a lu pour vous La Société des vulnérables, leçons féministes d’une crise, de Sandra Laugier et Najat Vallaud-Belkacem, et on vous le recommande. 
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Pendant toute la crise, pendant que des femmes travaillent, à la caisse, à l’hôpital ou à la maison, des hommes se succèdent aux pupitres et plateaux pour énoncer diagnostics, règles à suivre, analyses. Si le manspreading (étalement masculin de ceux qui occupent toute la place sur le siège du métro) s’est rétracté dans les nouvelles circonstances de l’organisation sociale, le mansplaining (la ‘mexplication’, ces hommes qui expliquent la vie aux femmes) est devenue la forme standard de la parole. Oubliées les femmes politiques -du côté du gouvernement, courroies de transmission des directives des chefs , au service d’un ministre plus gradé ou ‘porte-paroles’ aisément ridiculisées. Du côté de l’opposition, discrètes au mieux, grotesques au pire. On se souviendra des bons conseils médicaux de Marine Le Pen. 

Si encore cette parole quasi exclusivement masculine avait un sens, éclairait naturellement les esprits?: non, cela ne sert à rien de porter des masques, c’est même dangereux; non, pas la peine de tester; non, pas de danger à aller voter, c’est même un devoir civique… Trop souvent, sous le couvert de la compétence, de l’incompétence. Et surtout jamais d’excuses, il ne faut admettre aucune vulnérabilité, ne jamais reconnaître de tort. 

Cette tonalité autoritaire, à tous les sens du terme – à la fois sûre de son autorité politique et scientifique, et récusant toute contestation, est parfaitement reconnaissable pour les féministes: c’est celle du patriarcat.

Alors que la France s’interroge sur un éventuel reconfinement de la population, la philosophe Sandra Laugier et l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem reviennent sur la gestion politique du Covid et du confinement, dans un court essai paru chez Tracts Gallimard, intitulé La Société des vulnérables, leçons féministes d’une crise. Cette crise inédite que nous traversons met en lumière de nombreuses inégalités femmes-hommes, au sein des foyers comme sur la scène publique. Pour les deux autrices, il est temps de remettre le Care au centre des débats politiques et d’en finir avec une vision archaïque et masculine du pouvoir.

À lire le plus vite possible sur le site de Gallimard


1. Avec “Féminisme washing”, Léa Lejeune dénonce la récupération du combat féministe par les marques

Dans son premier essai, Léa Lejeune analyse les ressorts et objectifs du féminisme washing. La journaliste dévoile la réalité cachée derrière les publicités séduisantes, les discours antisexistes de certaines entreprises et la vente d’objets associés à la lutte pour l’égalité femmes-hommes. Interview.
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2. Les Colombiennes s’inspirent des Argentines pour légaliser le droit à l'IVG

Alors que l’Argentine vient enfin de voter la légalisation de l’avortement, les militantes des autres pays latino-américains restent plus mobilisées que jamais pour acquérir ce droit à leur tour, notamment en Colombie.
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3. “Balance ta start-up”, le compte Insta qui libère la parole au travail

Harcèlement moral, horaires à rallonge, propos sexistes ou racistes… Lancé fin décembre, le compte @balancetastartup dénonce des pratiques managériales abusives dans un secteur souvent présenté comme innovant et “cool”. On a échangé avec sa créatrice, qui préfère rester anonyme.
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5. Avec Matergouinité, elles veulent politiser l’image des maternités lesbiennes

Le compte Instagram Matergouinité montre des familles homoparentales et/ou monoparentales, peu visibles dans les médias et souvent sujettes aux stéréotypes. Une initiative destinée à nourrir la pensée militante autour du féminisme et de la maternité.
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6. Une trentenaire donne naissance à un bébé après une greffe d'utérus, une première en France

Née sans utérus, Déborah, 36 ans, a donné naissance à une petite fille le 12 février dernier à Suresnes (Hauts-de-Seine) après avoir été greffée avec l’utérus de sa mère en mars 2019. Un reportage consacré à son histoire et produit par Nova Production sera diffusé dans l’émission Zone Interdite ce dimanche 21 février.
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7. Avec Respire, Justine Hutteau s’impose dans le secteur de la “clean beauty”

Cofondatrice de la marque Respire, qui va fêter ses deux ans cette année, Justine Hutteau revient sur la création de cette enseigne précurseure dans le domaine de la “clean beauty” en France, avec ses produits d’hygiène naturels et vegans. 
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