société

#WhyIDidntReport: sur Twitter, les victimes d'agressions sexuelles racontent pourquoi elles n'ont pas porté plainte

Un hashtag qui fait suite aux propos de Donald Trump dans l’affaire Brett Kavanaugh, ce juge conservateur accusé d’abus sexuels par trois femmes. 
Capture d'écran du compte Twitter de Padma Lakshmi
Capture d'écran du compte Twitter de Padma Lakshmi

Capture d'écran du compte Twitter de Padma Lakshmi


“Aux personnes qui demandent ‘pourquoi il/elle n’a pas porté plainte?’ Lorsque quelque chose d’aussi terrible arrive, on met beaucoup de temps à le réaliser. Dans notre culture de culpabilisation des victimes, il faut un courage incroyable pour se présenter à la police. La victime est traitée comme si elle était responsable des faits.” Ce tweet, rédigé par l’animatrice du Top Chef américain Padma Lakshmi, vient s’additionner aux centaines d’autres témoignages qui s’accumulent sous le hashtag #WhyIDidntReport, et à l’aide duquel les victimes de viol et d’agressions sexuelles expliquent pourquoi elles n’ont pas porté plainte au moment des faits. 

 

 

Pour Padma Lakshmi, il aura en effet fallu 32 ans pour prendre la parole. L’experte culinaire a publié un texte dans le New York Times mardi 25 septembre, dans lequel elle raconte le viol qu’elle a subi quand elle avait 16 ans. Cette prise de parole, ainsi que le hashtag qui inonde actuellement Twitter, ont été motivés par le scandale Brett Kavanaugh. Ce juge conservateur, candidat de Donald Trump à la Cour Suprême, est en effet visé par trois affaires d’abus sexuels remontant aux années 80. En réaction aux accusations qui le touchent, Donal Trump a tweeté le message suivant: “Je n’ai aucun doute quant au fait que, si l’attaque sur le Dr Ford [NDLR: Christine Blasey Ford, l’une des accusatrices, une universitaire de 51 ans] était aussi grave qu’elle le dit, une plainte aurait été immédiatement déposée auprès des autorités locales par cette dernière ou par ses parents aimants. Je lui demande de présenter ce dossier afin que nous puissions en savoir plus sur la date, l’heure et l’endroit!”

 

 

 

Le hashtag #WhyIDidntReport rappelle, près d’un an après #MeToo, l’immense chemin qu’il reste à parcourir pour que la parole des victimes d’abus sexuels soit recueillie dans de bonnes conditions. 


2. Koun, l'ONG libanaise qui diffuse le yoga dans les camps de réfugié·e·s 

“Rendre le yoga accessible à ceux qui en ont besoin.” Une devise qui frappe dès la page d’accueil du site de Koun, l’ONG fondée par Sandy Boutros, jeune yogi libanaise qui compte bien amener le yoga au sein des communautés défavorisées.
Capture d'écran du compte Twitter de Padma Lakshmi  - Cheek Magazine
Capture d'écran du compte Twitter de Padma Lakshmi

4. Le “wokewashing”, ou comment les marques s’emparent de causes pour faire face à la décroissance

La cause animale, le body positive ou les luttes LGBTQI+: autant d’engagements que les marques n’hésitent pas à brandir, mais qui camouflent souvent des démarches purement mercantiles. C’est ce qu’on appelle le wokewashing.  
Capture d'écran du compte Twitter de Padma Lakshmi  - Cheek Magazine
Capture d'écran du compte Twitter de Padma Lakshmi