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Beauté des mains, coiffure, parfum: la SNCF fait dans le sexisme ordinaire

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En changeant de look, la SNCF a sacrément esquinté son image. Si les nouvelles tenues des 31 000 employé(e)s, conçues par la firme bretonne Armor Lux, reflètent un certain “chic à la française”, le guide explicatif qui les accompagne a des relents moyenâgeux.

Unanimement qualifiée de sexiste par les internautes, la presse, des syndicats et même le gouvernement, la SNCF –qui réfutait initialement toute accusation– a finalement décidé de retravailler son fascicule où deux pages (une rose, une bleue, bien sûr) conseillaient aux employées d’opter pour des parfums, bijoux et vernis discrets, quand les cheminots, eux, doivent soigner mains, coupe et barbiche.

En 2009, Abercrombie licenciait Riam Dean, une de leurs employés née sans avant-bras gauche, qui se refusait à quitter le cardigan cachant son membre manquant.

Cette triste polémique permet de rappeler la définition du sexisme, soit  une “attitude disciminatoire fondée sur le sexe” -féminin ou masculin. Ce sexisme ordinaire n’est pas rare. Un manuel similaire avait été diffusé par la banque UBS en 2010: les employées y étaient incitées à porter la jupe au milieu du genou, à privilégier les sous-vêtements de couleur chair, à proscrire les tatouages et à changer quotidiennement de chaussures. En 2009, la marque de vêtements Abercrombie licenciait Riam Dean, une de ses employés née sans avant-bras gauche, qui se refusait à quitter le cardigan cachant son membre manquant. Plus récemment, un patron de club allemand s’est illustré avec le licenciement abusif de cinq de ses serveuses. Les jeunes femmes avaient refusé de ne porter qu’un soutien-gorge sous leur blazer lors d’une soirée à thème. Des polémiques chroniques, une situation statique. 

M.D.